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Réunion informelle des ministres des affaires intérieures des États membres de l'UE - Conférence de presse
Réunion informelle des ministres des affaires intérieures des États membres de l'UE - Conférence de presse

Les ministres des affaires intérieures de l'UE se déclarent en faveur d'un renforcement de la protection des frontières extérieures

#eu2018at
Publié le 12 juil. 14:00

Lors de la réunion informelle des ministres des affaires intérieures à Innsbruck, il s'agissait aussi de mesures contre l'antisémitisme, de la lutte contre les passeurs et du renforcement de la coopération policière.

Innsbruck – «Pour sauver Schengen, nous souhaitons travailler de manière engagée pour une protection efficace des frontières extérieures de l'UE et une politique d'asile de l'UE résiliente», a dit le président du Conseil de l'UE dans le domaine de la sécurité intérieure, le ministre autrichien de l'intérieur Herbert Kickl lors de la réunion informelle des ministres des affaires intérieures le 12 juillet 2018 à Innsbruck. Cela correspond au mandat du Conseil européen «qui a initié un changement de paradigme dans la politique d'asile de l'UE.» Dans le domaine de la sécurité intérieure, la présidence autrichienne vise à travailler sur une union de la sécurité résiliente, durable et proche des citoyens.

Le débat permet les conclusions suivantes: «Il existe un large consensus pour mettre l'accent sur la protection des frontières extérieures de l'UE. L'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) devrait être consolidée et munie d'un mandat correspondant», a déclaré le président du Conseil. Les plateformes de débarquement régionales sont un bon exemple du changement de paradigme initié par le Conseil européen. «Notre objectif principal est de mettre enfin un terme aux activités des passeurs et aux pertes de vie en mer Méditerranée qui y sont liées», a signalé M. Kickl. En se basant sur cela, la présidence identifiera rapidement un cadre approprié en coopération avec la Commission européenne, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les pays tiers.

Le débat portait également sur la question de savoir quelle pourrait être une solution politique à la question du système de Dublin dans le nouveau contexte global. Pour ce faire, l'Autriche en tant que jeteur de ponts déterminera de solutions possibles correspondantes avec d'autres États membres. L'objectif est de pouvoir présenter des rapports sur les progrès effectués concernant Dublin et le régime d'asile européen commun (RAEC) d'ici au Conseil européen en octobre.

Lors de la réunion, des options pour le futur allant au-delà du mandat défini par le Conseil européen ont également été abordées, par exemple l'utilisation de centres de retour dans des pays tiers. Le raisonnement est le suivant: si après une réponse négative à une demande d'asile un retour dans le pays d'origine n'est pas possible, des centres dans des pays tiers pourraient être une étape intermédiaire, car il devrait y avoir des conséquences différentes après une demande d'asile positive ou négative.

En outre, les ministres ont discuté de la promotion des valeurs européennes ainsi que de mesures contre l'antisémitisme et pour la protection des communautés et institutions juives en Europe. Des représentants du Congrès juif mondial, du Congrès juif européen et de la communauté israélite de Vienne ont participé aux discussions.

Un autre sujet de la réunion informelle des ministres des affaires intérieures de l'UE a été le renforcement de la coopération policière européenne. Dans ce contexte, l'accent a été mis sur la police de proximité (Community Policing) et la lutte contre les passeurs. Les États membres ont échangé des modèles de bonnes pratiques. «La discussion a confirmé l'importance de ces sujets pour une union de la sécurité résiliente. C'est pour cela que nous allons la renforcer», a dit M. Kickl.

Outre les 28 États membres, les ministres des affaires intérieures des États de l'Association européenne de libre-échange (AELE), c'est-à-dire du Liechtenstein, de l'Islande, de la Norvège et de la Suisse, ainsi que Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen chargé des affaires intérieures et de la migration, et Julian King, le commissaire européen pour l'union de la sécurité, ont également participé à la réunion informelle des ministres des affaires intérieures le 12 juillet 2018. De plus, des représentants du Parlement européen, du service européen pour l'action extérieure, de l'agence des droits fondamentaux de l'UE, de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), du Bureau d'appui en matière d'asile (EASO), de l'Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l'espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA), de l'Agence de l'Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et, pour la première fois, la directrice de l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) y étaient présents.

Pour les photos officielles de cet événement, veuillez vous rendre sur le compte officiel Flickr.

Pour plus d’informations, veuillez vous rendre sur la page de l’événement.

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